Chez Les Côteux de Sherbrooke, la sécurité n’est pas une option mais une obligation, une responsabilité individuelle et collective.

On roule en club

Rouler avec un club implique une discipline différente des sorties en solitaire : on roule en groupe pour se retrouver entre amis mais aussi pour économiser de l’énergie et améliorer ses performances. En plus de l’effet d’entrainement non négligeable, rouler en peloton signifie que l’on profite de l’effort des cyclistes à l’avant qui doivent affronter de façon plus importante le vent que ceux qui les suivent. Lorsque la randonnée est menée correctement, l’effet d’aspiration dans le groupe peut aider à réduire de façon significative l’effort demandé à chaque cycliste (environ 25%) comparativement à un effort en solitaire

Dans tous les cas, il ne faut jamais oublier que l’on pratique le vélo pour le plaisir :

Si on choisit de rouler avec un groupe, on doit sacrifier une certaine liberté au profit d’une certaine efficacité. Aussi, pour que l’exercice demeure agréable, une cohésion doit exister dans le groupe.

On ne le dira jamais assez : le groupe doit être solidaire de chacun de ses membres. Si un cycliste est en difficulté, le groupe doit attendre cette personne ou lui porter assistance selon le cas.

On ne doit jamais abandonner un cycliste à son sort sans être certain qu’un autre groupe suit à courte distance ou que ce cycliste est capable de retourner chez lui par ses propres moyens. C’est pour cette raison que le Club incite les différents groupes à partir dans la même direction et surtout, à respecter la vitesse annoncée au départ pour chacun des pelotons.

Choisissez le bon peloton selon votre niveau

Dans cette optique, il est important de bien choisir son groupe au départ de la randonnée. Si on choisit un groupe trop fort pour ses capacités, on risque de s’épuiser très rapidement et de ralentir tout le monde. Au contraire, si on choisit un groupe trop faible, on peut imposer un rythme trop élevé pour les autres cyclistes.

Dans le Club, les vitesses des groupes sont annoncées au départ et un groupe devrait respecter la vitesse annoncée à moins que les conditions ne soient particulièrement favorables ou défavorables. Il vous revient de vous évaluer correctement et si vous êtes incertain de vos capacités, optez pour un groupe moins fort, quitte à joindre un autre groupe après la pause du midi ou lors de prochaines sorties.

L’important est d’être à l’aise dans le groupe que vous choisissez. Il n’y a pas de mal à essayer un nouveau groupe en cours de saison en autant que vous puissiez suivre son rythme.

L’essai peut se faire autant dans un groupe plus lent que plus rapide. Si vous essayez un groupe plus fort et que vous préférez ne pas rouler en tête du peloton (relais), avertissez vos compagnons de route que vous faites un essai et que vous allez faire de très courts relais afin d’éviter un épuisement inutile qui pourrait s’avérer dangereux pour les autres cyclistes.

Cette stratégie vaut autant pour votre groupe régulier : il n’est pas nécessaire de démontrer votre force en restant trop longtemps à la tête du peloton. Il peut arriver à l’occasion qu’il y ait une fusion entre deux groupes dont la vitesse de croisière est différente. En ce cas, il revient à chacun de respecter la consigne en limitant notre vitesse à celle déterminée au départ par l’ensemble des cyclistes et de suivre les consignes de l’encadreur.

Vitesse de croisière versus vitesse moyenne

La vitesse de croisière est la vitesse à laquelle le groupe devrait rouler sur terrain plat, sans vent notable. En principe, votre peloton ne devrait pas excéder la vitesse annoncée au départ, sauf bien sûr lors des descentes ou s'il y a de forts vents de dos. Ainsi, un peloton qui annonce qu’il va rouler à une vitesse de croisière de 25 km/h prend l’engagement de respecter cette vitesse pour toute la durée du parcours. Notons également qu’une période d’échauffement est souhaitable lors des premiers kilomètres : la vitesse sera alors moindre que la vitesse annoncée.

La vitesse moyenne fait référence à la distance parcourue divisée par la durée de la randonnée, sans les arrêts et les pauses (par exemple, la distance calculée en kilomètres divisée par le temps exprimé en heures, donnera des kilomètres/heure). Avant chaque randonnée, nous faisons l’appel pour former des pelotons selon la vitesse moyenne.

Notez que les cyclomètres et les GPS pour vélos sont généralement dotés d'une fonction qui arrête le calcul du temps lorsque le vélo n'est pas en mouvement. Ainsi, un peloton qui termine une randonnée avec une vitesse moyenne de 25 km/h aura souvent roulé à une vitesse de croisière supérieure (28, voire 30 km/h) pour compenser les moments où la vitesse est en dessous de 25 km/h (côtes, circulation, etc.).

Comment rouler en groupe... et contre le vent!

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Bonne saison et soyez prudent(e)